Interview Pieter Balcaen (ECS) : « En réalité, nous voulons soustraire à la route tous les chargements »

Interview Pieter Balcaen (ECS) : «  En réalité, nous voulons soustraire à la route tous les chargements »

Le gestionnaire de chaînes Tri-Vizor a de nouveau réuni deux entreprises. Après le succès du projet-pilote avec Baxter et l’UCB l’année dernière, c’est désormais Baxter et Donaldson qui unissent leurs forces. L’objectif ? Partager le plus possible le transport et les containers afin de réduire coûts et émissions de CO2. ECS European Containers en est le prestataire de services logistiques. « Nous croyons aux possibilités de ce projet SEED », déclare Pieter Balcaen , CEO d’ECS.

Logistics Management : Dans quelle mesure êtes-vous satisfaits de cette initiative ?

« Baxter et Donaldson sont deux gros clients américains que nous assistons très volontiers. Il s’agit bien entendu d’un projet-pilote qui, si l’on considère nos chiffres (ndlr : ECS affiche 155.000 chargements de containers), relève plutôt d’une activité plus réduite, mais nous croyons aux possibilités de ce projet SEED. »

LM : Le projet de Tri-Vizor cadre également avec votre stratégie CSR.

« Tout à fait. Notre mission repose sur « creating sustainable reliable logistics of CSR-logistics ». La donnée reliable concerne avant tout la livraison dans les délais. Creating intervient au niveau de nos containers que l’on peut configurer en fonction du moyen de transport. Pour la donnée sustainable, il faut une nouvelle façon de travailler. Une initiative telle que celle-ci est alors la bienvenue. Elle permet d’augmenter le nombre de chargements complets, la façon la plus responsable de transporter des marchandises. »

LM : Le transport responsable est-il donc tellement important pour ECS ?

« Tout chargement complet par train ou bateau équivaut à un camion de moins sur la route. C’est ainsi qu’on aide la société à avancer. 40 % de nos transports s’effectuent aujourd’hui via le rail. Mais en réalité, nous souhaitons exclure complètement le camion. Ce n’est que pour le « last mile » que le transport doit s’effectuer par camion. »

LM : La réduction des coûts joue probablement aussi un rôle.

« Cela permet en effet aussi de réduire les coûts. Deux transports pleins valent mieux qu’un seul, à vide. Nous tentons par exemple de stopper l’importation chinoise dans le port. Nous transbordons les produits sur nos containers de 45 pieds, avec lesquels nous effectuons la livraison. Si notre container européen vide se trouve alors dans une zone de production, nous pouvons récupérer un chargement européen avec un équipement parfaitement positionné. C’est une situation de win-win.

Dans le cadre de notre projet 4C, nous empruntons notamment le rail six fois par semaine, de Zeebrugge à Duisburg, et trois fois par semaine, de Duisburg à Vienne. Tous des chargements qui sont donc soustraits à la route, à moins de la moitié des émissions de CO2 par km. L’aspect sustainable fait non seulement partie de notre mission, mais chez ECS nous somme en outre particulièrement enthousiastes par rapport à cette donnée. »

15/02/2013
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