Rififi autour du péage autoroutier belge

Rififi autour du péage autoroutier belge

Dans son édition de ce jour, le journal  « Le Soir » a fait état des problèmes rencontrés dans le cadre de l’implémentation d’un péage autoroutier pour les poids lourds, prévu en Belgique pour 2016. Notamment quant au choix du prestataire qui doit mettre techniquement sur pied l’infrastructure.

Dans l’état actuel, trois candidats sont encore sur les rangs : Xerox en partenariat avec le groupe de construction français Vinci, T-Systems (filiale de Deutsche Telekom) en association avec Daimler et Belgacom, et enfin le Français Egis flanqué de NRB, la division informatique de l’assureur liégeois Ethias. Apparemment, trois candidats donc, mais semble-t-il un seul qui serait en mesure de présenter les 300 millions d’euros de garanties bancaires demandées, en l’occurrence l’allemand T-Systems. De quoi alimenter les rumeurs qui laissent entendre que le choix sera déjà fait avant même la fin de la procédure.

Problème : ce candidat n’est pas le plus avantageux pour les Régions et, dans un passé récent, il n’a pas fait preuve de toute la fiabilité requise. C’est en effet Daimler et Deutsche Telekom qui ont été chargés d’implémenter en Allemagne le « Toll Collect », un projet qui a d’ores et déjà prix deux ans de retard… L’état allemand réclame ainsi plus de 3 milliards de dommages et intérêts au consortium tandis que la presse allemande évoque ni plus ni moins que le remplacement du défaillant Deutsche Telekom. Cet imbroglio est d’autant plus épineux pour les régions belges que le temps presse : reporter la décision après les élections de mai 2014 risquerait de postposer le projet loin dans le temps. Or il faut savoir que les Régions attendent entre 600 millions et 1 milliard d’euros par an de ce péage autoroutier pour les poids lourds…

13/03/2014
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